Avant de parler de New-York parlons bouffe, puisque c’est là le point central de ma vie. Et puis parler de mes (mauvaises) habitudes alimentaires, n’est pas sans effleurer l’idée des voyages…
Je suis une fille anxieuse. Les choses ne paraissent pas trop, sauf lorsque je me met à évoquer le plus sérieusement du monde un cataclysme naturel éventuel.
Or donc un voyage est un élément déstabilisant, prenez par exemple mes dégus (mes petits rongeurs ressemblant à de minuscules écureuils) l’un donc lorsque l’on déplace sa cage, court sans sa roue à une vitesse effrénée pour écouler son stress, alors que l’autre (la mienne) se vautre largement dans la nourriture… L’être humain aussi sophistiqué soit-il …
J’étais la responsable du déjeuner, résultat pour un repas de prévu deux immenses sacs de nourritures! J’en avais pour une armée!
Je tiens par contre à préciser que pour être à mon meilleur lors de ce voyage j’ai suivi strictement mon plan alimentaire, me gavant de poisson et de légumes, buvant mes deux litres d’eau, mes trois tasses de thé… La boxe, la marche let’s go!
En voyage j’ai fais le plein de féculent, mangé un peu de dessert, sans trop d’abus. Je me suis largement approvisionnée au magasin M & M’s world et chez Hershey (deux immenses boutiques dédiées au chocolat au aux moult produits dérivés, il faut le faire quand même non?) Sans toutefois abuser!
C’est à partir d’ici que je vous explique la roue de mon fonctionnement alimentaire, phase un: le régime! C’était ma phase poisson-eau-thé-mincavi!
Par la suite je commence à flirter avec ce que je ne devrais pas appeler: les cochoneries, appelons-cela la séduction, l’idée d’anti-régime me plait, fait plein de sens, alors j’essaie de me l’attribuer, mais dans ma tête la crainte de reprendre du poids, l’ombre de mes nombreux interdits alimentaires… Il faut dire qu’après m’être privée, l’envie de sucre me titille au plus haut point. Alors je fais des réserves! J’achète compulsivement chips, bonbons, mais la plupart du temps du chocolat! J’empile et je me torture mentalement en accumulant des trucs que je veux apprivoiser, mais donc je crois sincèrement qu’ils sont mauvais, tout en sachant qu’il n’en est rien.
Résultat? La débandade! Le tout à commencé hier avec un petit sac de croustilles, pour ensuite dégénérer vers les M & M’s les mini-hershey, les jujubes au jus, la réglisse et… Le mal de coeur?
Ce qui m’entraine vers la dernière étape: la culpabilité! Et le questionnement aussi! C’est que je suis réellement mal dans cette situation! Je me sens moche et laide comme sur un lendemain de brosse, moi qui ne boit jamais! Alors pour soulager ma détresse je me tourne vers l’abstinence soit le régime, cela ne fait qu’un temps et la roue tourne encore…
Passant de la fierté à l’estime de soi à zéro, c’est cliché et gnagna, mais c’est ça? Et il y a longtemps que cela dure, je me souviens ma puberté, manger en cachette des tranches de pain au beurre d’arachide, cacher le pot en vitesse parce que maman monte les escaliers… Maintenant je ne me cache plus, mais je me sens tout de même minable!
Si je pouvais guérir de tout ça…